Dimanche 4 octobre 2009
Une fois n'est pas coutume, me revoilà dans le domaine trop délaissé de la critique littéraire... Voilà donc une petite étude du dernier livre que j'ai lu, après avoir été attirée par la couverture des plus originales et le titre on ne peut moins conformiste. Allez hop!

Edition de Poche

Titre Original : Eat, Pray, Love

Traduit de l’anglais par Christine Barbaste

Nombre de pages : 506 pages

ISBN : 9782253126300


Résumé Evene : Nous avons tous rêvé de changer de vie... Elizabeth Gilbert a osé sauter le pas. A trente ans elle possédait tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver. Un mari dévoué, un bel appartement, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par la panique, le doute et l'insatisfaction ? S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue. Elle décide de tout plaquer, mari, job et amis, pour partir seule à travers le monde.

C'est beau. Bon OK, c'est un livre de fille. Enfin ce n'est peut-être qu'une impression... En fait ce livre illustre un de grands soucis de notre société consumériste à l'extrême : est-il possible d'avoir le courage de lâcher une vie devenue trop oppressante, et de le faire suffisamment bien mais aussi et surtout pour les bonnes raisons? Nous suivons donc les pas de Liz, américaine trentenaire qui plaque tout pour se sortir de l'impasse qu'est devenue sa vie. On a ici une revisite du thème déjà abordé dans les best sellers d'Helen Fiedling de la série Bridget Jones. Que faire quand on se rend compte qu'on ne veux/peux pas suivre les diktats de la société moderne ?

Liz est journaliste et rapporte par le menu toutes aventures et toutes ses sensations. C'est très personnel mais ça renforce l'empathie avec le personnage, somme toute une madame-tout-le-monde... Le style d'écriture est bon, simple à lire. C'est pas de la grande littérature, mais c'est fluide et bien construit. A mon avis, attaquer ce livre en VO doit être faisable.

Mais il  y a donc quelques longueurs lorsque Liz nous fait part de ses moments d'introspection fondamentale... Heureusement le sérieux du sujet est sauvé par un humour omniprésent. Liz sait se moquer d'elle même et de ce en quoi elle croit (voir l'ancien maître yogi). Il y a aussi une foule de personnages secondaires plus hilarants les uns que les autres, Richard du Texas et Ketut en tête...

Alors il y a quand même quelques petits soucis, il faut bien le dire. Liz est américaine et il y a des passages du début qui sentent un peu trop "nous sommes les maîtres du monde". Je n'ai pas retenu les détails mais je me souviens d'une sensation fugace assez désagréable à la lecture des premiers chapitres. Je suis assez allergique à toute forme d'endoctrinement, alors la partie qui se déroule en Inde a été plus dure que les autres à lire. Mais Elizabeth Gilbert ne fait pas vraiment de prosélytisme, il s'agissait plutôt d'une crainte à priori qui s'est révélée somme toute infondée.

Comme dit plus haut, il s'agit d'une histoire vraiment personnelle a prendre avec des pincettes. On n'a pas tous la capacité de tout envoyer en l'air comme l'a fait Liz. Pour tous les déprimés ou les gens dans une phase "down", lisez ce livre avec circonpection, L'herbe n'est pas forcement plus verte ailleurs.

A noter que ce livre a connu un grand succès, notamment aux Etat-Unis. Il est en cours d'adaptation cinématographique, Julia Roberts jouera le rôle de Liz.


A bientôt!

Par Josee - Publié dans : Le rat de bibliothèque
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